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mardi 9 septembre 2014

Maintenant ou jamais - [La critique hebdomadaire]

Je ne pouvais pas rêver mieux comme introduction. Dois-je y voir un signe, ou une simple coïncidence ? Toujours est-il que, après beaucoup d’hésitations, c’est maintenant ou jamais que je dois commencer ce blog. Alors c’est parti.

Je suis donc allé voir "Maintenant ou jamais". Ce film est un drame français réalisé par Serge Frydman et interprété par Leila Bekhti, Nicolas Duvauchelle et Arthur Dupont.

Juliette (Leila Bekhti) et Charles Lesage (Arthur Dupont) s’apprêtent à quitter leur appartement parisien pour emménager dans une maison qu’ils viennent d’acquérir. Malheureusement, Charles est licencié et sa nouvelle situation financière contraint le couple à renoncer à ce projet. Un jour, Juliette est victime d’un vol à l’arraché et le voleur, Manuel, s’enfuit avec son sac à main. Très vite, la police retrouve Manuel et demande à Juliette de procéder à une identification. Au lieu de dénoncer le voleur qu’elle reconnait fort bien, Juliette lui fait cette proposition inattendue : soit il l’aide à cambrioler la banque qui a licencié son mari, soit elle le le dénonce à la police. Les deux voleurs amateurs préparent alors fébrilement leur coup, tandis que Charles constate un comportement différent chez sa femme.

J’ai aimé ce film et je regrette qu’il n’ait pas duré plus longtemps. 1h35, c’est un peu court et j’aurais aimé rester quelques minutes supplémentaires dans la salle obscure. Cela dit, le film est équilibré et la fin n’arrive pas comme un cheveu sur la soupe.
Il ne s’agit pas du tout d’un film de gendarmes et de voleurs mais plutôt d’un drame social. Si vous souhaitez voir un film de braqueurs de banque, avec cagoule et mitraillette, passez votre chemin. Le rôle principal est tenu par Leila Bekhti et j’ai trouvé l’interprétation des personnages principaux bonne. L’ambiance musicale, et j’y suis souvent sensible, convient très bien, tantôt mélancolique, tantôt captivante pour soutenir le rythme.

On ne sait pas grand chose sur la vie et le passé des personnages. Le couple a deux enfants, le mari vient d'être licencié d'une banque et sa femme donne quelques cours de piano. Quant au voleur, il a passé un peu de temps en prison et n’a pas vu grandir sa fille. Les deux voleurs amateurs sont des voleurs « malgré eux », parce qu’ils en ont besoin. Ils volent parce qu’ils veulent tenir les promesses qu’ils ont faites à leurs enfants. Ils volent parce qu’ils ont des rêves, comme le dit froidement le banquier, au dessus de leurs moyens. Ils volent parce qu’ils en veulent plus. Le besoin financier, l’opportunité, et peut être aussi la vengeance les amène à cette solution peu conventionnelle. Le vol à l’arraché était une première pour Manuel (qui reconnait avoir eu peur au moment de le commettre) et Juliette se connecte sur Internet à la recherche d’informations sur les braquages sans se soucier des historiques conservés par les fournisseurs d’accès (est ce que je suis le seul à y avoir pensé ?). Elle semble un peu perdue tout au long du film. Perdue financièrement, et peut être un peu amoureusement. La relation qui semble se dessiner avec Manuel en est le révélateur.

Le film rappelle la dureté d’un licenciement et du chômage en ces temps de crise économique. La règle du dernier arrivé premier sorti s’applique. Pourtant, j’ai trouvé que le licenciement de Charles était trop vite considéré comme une catastrophe, même s’il s’agit évidemment d’un coup dur. Bien sûr, le propos du film étant d’amener Juliette à commettre un braquage (elle veut prendre à la banque ce qu’elle et son mari lui doivent), il aurait été étonnant qu’elle adopte un comportement plus conquérant suite à ce licenciement.

Les failles de Juliette et de Manuel, (le mari est plutôt effacé tout au long du film) ont probablement contribué à ce que je m’attache aux personnages. Je me suis demandé comment leur histoire allait finir. Mais chut, je ne dirai rien. Je ne regrette pas d’être allé voir ce film et je vous encourage donc à en faire autant. 

2 commentaires:

  1. Il faut savoir que, pleine de préjugées, je part du principe que Film Français = Navet. C'est comme ça. C'est nul, mais a part feu De Funes, j'ai pas aimé beaucoup d'acteurs français. Et pourtant, ta chronique me donne vraiment envie de voir ce film, alors que je n'y aurai même pas songé une seule seconde avant de la lire. Non seulement ça veut dire que la chronique est de qualité (bravo), mais en plus, ça veut dire que peut être qu'un film français pourrait finalement me plaire !

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    1. Merci adé pour ton commentaire. Si j'ai pu te donner l'envie de voir ce film, alors j'en suis ravi ! A bientôt.

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