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mardi 23 septembre 2014

Les recettes du bonheur - [La critique hebdomadaire]

Aujourd'hui, je vous présente "Les recettes du bonheur", une comédie dramatique réalisée par Lasse Hallstrom et interprétée par Helen Murren, Om Purri et Manish Dayal.

Après avoir quitté leur pays natal, Hassan et sa famille s'installe dans un petit village du sud de la France. Ils font l'acquisition d'une propriété et décident d'y ouvrir un restaurant indien. En face, se trouve un restaurant étoilé tenu par Madame Mallory. La propriétaire, une dame exigeante et plutôt austère, ne voit pas d'un très bon oeil l'arrivée de ses nouveaux voisins. Le restaurant indien ne tarde pas à rencontrer le succès, en dépit des coups bas de son concurrent et grâce au formidable talent culinaire d'Hassan. Peu à peu, le jeune cuisinier apprend les techniques françaises et se rapproche de Marguerite, une sous chef du restaurant d’en face. D’abord hostile, Madame Mallory s'incline devant les qualités exceptionnelles du jeune homme et lui propose de travailler avec elle.

Ce film est produit en partie par Steven Spielberg, ce qui généralement est un gage de qualité. Je n'ai pas été déçu. L’histoire est dense, l'interprétation est bonne (Helen Murren, Om Purri), le décor est agréable (le film se déroule principalement dans un charmant village du sud de la France). La durée du film (2 heures) n'est pas excessive, au contraire, j'aurais même souhaité un développement plus long du parcours d’Hassan à Paris. Ce film est un hymne à la tolérance. Il montre comment la cuisine rassemble les gens malgré les différences et comment le mélange de cultures peut être enrichissant. Vous l’avez compris, la gastronomie n’est pas le seul thème du film.

Hassan possède un talent culinaire hors du commun. Marguerite le remarque dès qu’elle déguste les cinq sauces. De même, Madame Mallory découvre les qualités du jeune homme lorsqu’elle goute son pigeon cuisiné pour le ministre (même si sa fierté l’empêche de le reconnaitre). Lorsqu’Hassan lui prépare une omelette, technique de recrutement dont lui a fait part Marguerite, elle ne peut cacher son ravissement. Le père quant à lui, apprécie la cuisine de son fils mais n’est pas sensible à la grande gastronomie française. Les différences entre les deux restaurants sont flagrantes. L’un raffiné, étoilé au guide Michelin, propose une cuisine délicate, dans laquelle chaque produit est ajouté avec parcimonie (de l’avarice de l’âme selon le père d’Hassan). L’autre coloré, bruyant, sert des quantités généreuses. On note l’amour des personnages pour les bons produits et les saveurs. Hassan déclare d’ailleurs qu’il a quitté l’Angleterre parce que les légumes n’avaient pas d’âme.

Le parallèle entre l’incendie du restaurant en Inde et celui du restaurant en France est frappant. Les lieux sont différents, les personnes aussi et pourtant la violence reste la même. « La France aux français » taguée sur le mur du restaurant indien dénote l’intolérance et le racisme de certains individus. Pourtant, les bons sentiments prennent le dessus et la tolérance triomphe. Le jeune homme se rapproche de Marguerite. Madame Mallory se sépare des éléments perturbateurs et recrute Hassan dans son restaurant. Très vite, celui-ci apporte son savoir faire grâce aux fameuses épices familiales et améliore les recettes traditionnelles (notamment celle vieille de 200 ans). Les deux cultures cohabitent et s’enrichissent mutuellement.

Vous connaissez peut-être ces instants déplaisants qui succèdent à une séance de cinéma, ces moments ou vous passez de la fiction à la réalité. Après le film, en apercevant le fastfood situé à proximité, je suis malheureusement redescendu sur terre. J’ai aimé ce film et je vous le recommande délicieusement. Bon appétit !

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