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jeudi 30 octobre 2014

Le labyrinthe - [La critique hebdomadaire]

Aujourd’hui, je vous présente « Le labyrinthe », un film américain réalisé par Wes Ball et interprété par Dylan O’Brien, Aml Ameen et Will Poulter. Il s’agit d’une adaptation de la célèbre trilogie de science fiction « L’épreuve », écrite par James Dashner.

Des jeunes garçons sans aucun souvenir de leur passé sont pris au piège au centre d’un immense labyrinthe. Ils ignorent les raisons de leur présence dans ce lieu mystérieux peuplé de créatures hostiles. Thomas (Dylan O’Brien), va tenter avec d’autres de s’évader du « bloc ».

Mes impressions sont mitigées après avoir vu ce film destiné avant tout à un public jeune. J’ai apprécié l’originalité du scénario. Pourquoi sont-ils dans ce labyrinthe ? Existe-t-il une issue ? Que vont-ils trouver en dehors ? Telles sont les questions que l’on se pose tout au long du film. Le problème est que la fin n’apporte pas selon moi les réponses tant attendues. Certes, le film promet une suite, adaptée du second tome de la trilogie (« la terre brûlée »), mais je me suis senti relativement frustré devant cette énigme non résolue. Les effets spéciaux sont réussis et la bande sonore accompagne naturellement des séquences d’action chargées de suspense. 

Thomas est curieux et courageux. Il refuse de rester enfermé dans « le bloc » et préfère tenter de s’évader au péril de sa vie. Certains garçons semblent résignés à vivre dans cette communauté. Dans le groupe, s’est installée une hiérarchie dictée par l’ancienneté. Ainsi, Albi, premier arrivé au « bloc » il y a plusieurs années, est respecté de tous. Pour survivre, les jeunes ont instauré un règlement qu’ils suivent rigoureusement sous peine de sanctions. Le groupe est divisé en plusieurs sous groupes : « les coureurs », « les bâtisseurs », « les trancheurs », etc.. Les coureurs explorent le labyrinthe afin d’en reconstituer les moindre recoins.

Ce film n’était pas mon premier choix, ni même mon second. Pourtant, je suis resté volontiers dans « le labyrinthe » pendant deux heures, intrigué par ce mystère très original présent dès la première minute. Certains aspects du film m’on paru quelque peu enfantins, mais cette histoire s’adresse avant tout à un public jeune (aurais-je vieilli ?). Malheureusement, la fin s’est avérée largement en deçà de mes attentes. La salle du multiplex pleine à craquer et les applaudissements au générique de fin laisse entrevoir un succès à la hauteur de celui de l’œuvre de James Dashner.

mardi 30 septembre 2014

Avant d'aller dormir - [La critique hebdomadaire]

Aujourd’hui, je vous présente "Avant d’aller dormir", un thriller britannique - français - suédois, réalisé par Rowan Joffe et interprété par Nicole Kidman, Colin Firth et Mark Strong.

Victime d'une agression il y a plusieurs années, Christine Lucas (Nicole Kidman) souffre d’un trouble amnésique atypique : chaque matin, au réveil, elle n'a plus aucun souvenir de sa vie. Elle suit une thérapie avec le docteur Nash (Mark Strong) qui l’encourage chaque jour à se filmer pour enregistrer ses souvenirs. Peu à peu, elle découvre que Ben (Colin Firth), son mari, ne lui dit pas toute la vérité.

Ce film m’a déçu. Pourtant, le postulat de départ est relativement intéressant. L’amnésie dont souffre Christine est un sujet original qui n’a pas été souvent traité au cinéma (je me souviens d’une comédie américaine, dans un tout autre genre, intitulée « amour et amnésie » dans laquelle une jeune femme souffrait de symptômes similaires). Je trouve que ce thriller manque d’éclat. J’aurais préféré une romance dramatique mettant l’accent sur les sentiments et l’amour qui rendrait indissociable le couple malgré la tragédie de la situation. L’idée originale est un prétexte pour développer une histoire à suspense. L’interprétation est correcte mais n’a pas retenu mon attention.

L’histoire débute plusieurs années après l’agression ce qui permet d’installer aussitôt un mystère : qui est l’auteur de l’agression ?, pourquoi ?, que s’est-il passé pendant toutes ces années ? Chaque jour, au réveil, Christine n’a plus aucun souvenir de son passé. Elle vie dans l’inconnu, angoissée, ne sachant pas qui elle est. Elle ne reconnait pas son entourage, qui d’ailleurs se résume à son mari, son psychothérapeute et son amie. Ses angoisses ne font que s’amplifier lorsqu’elle découvre que son mari ne lui dit pas toute la vérité. Il n’est pas très difficile de se douter que la clé du mystère se trouve chez l’un des trois personnages.

Heureusement, un coup de théâtre (suivi par un second) vient pimenter l’histoire. Mais cela ne suffit pas. Détail esthétique, je n’ai pas apprécié le style très coloré des images flash-back, qui donnent selon moi un aspect amateur. Je suis étonné également par le choix de l’affiche du film qui n’est pas révélateur. Christine y apparait élégante et sûre d’elle alors qu’on la voit à maintes reprises apeurée, décoiffée et démaquillée au saut du lit.

Vous l’aurez compris, j’ai été déçu par ce film. J’aurais aimé un thriller plus efficace ou une histoire traitée différemment. Avis aux scénaristes…